Mercredi 18 novembre 2009
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Comme vous l'avez certainement entendu dans les médias, le Samedi 14 Novembre était
censée avoir lieu à Paris une distribution d'euros. Malheureusement, des milliers de personnes se sont rendues sur le Champ de Mars, une mini émeute a eu lieu et la distribution d'euros a été
annulée. Certains coups marketing vont-ils trop loin ?
Voici l'article publié sur lemonde.fr
"La provocation publicitaire a ses limites. La société Rentabiliweb les a
allégrement franchies, samedi 14 novembre, en voulant distribuer de l'argent dans les rues de Paris. L'événement marketing censé promouvoir l'une de ses filiales, Mailorama, s'est transformé en
une mini-émeute. Vitrines brisées, voiture renversée, magasins vandalisés... Ces incidents violents ont suscité de nombreuses réactions, en particulier politiques. Et l'entreprise Internet se
retrouve au coeur de la polémique.
Trois jours après les événements, la direction de l'entreprise le reconnaît sans
ambages : cette initiative était une erreur, voire une catastrophe. En tout cas, une mauvaise idée marketing. La paternité en est attribuée à un jeune homme de 25 ans,
Stéphane
Boukris, qui a rejoint la société en
mars 2009, quelques jours après avoir défrayé la chronique en lançant le site Internet Faismesdevoirs.com. Il l'avait fermé... trois jours plus tard. Entre-temps, l'idée, fournir aux collégiens et
lycéens le corrigé de leurs devoirs contre de l'argent, avait été vivement critiquée, entre autres par Xavier
Darcos, à l'époque ministre de l'éducation. Un "buzz" dont le jeune homme a su tirer profit.
Cette fois, l'objectif était d'offrir une notoriété rapide à Mailorama. Et
d'expliquer le métier de cette filiale, le "cashback", qui consiste à rémunérer les internautes prêts à visiter les sites marchands partenaires. M. Boukris s'est inspiré d'une expérience
de distribution d'argent à New
York par un site
Internet.
A Paris, l'opération a retenu l'attention des médias. Ils ont été nombreux à
l'annoncer, voire même à donner l'heure et le lieu du rendez-vous. Une aubaine pour une société peu connue du grand public. Mais l'affaire a tourné au fiasco.
Reste à connaître l'impact sur Rentabiliweb. D'autant que cette société
s'intéresse à l'ouverture du marché français des jeux d'argent sur Internet et envisage de demander une licence de poker en ligne.
L'entreprise a été créée en 2002 par Jean-Baptiste
Descroix-Vernier, qui la dirige depuis Amsterdam. D'abord spécialisée dans la monétisation des audiences
Internet, elle s'est développée par acquisitions dans la gestion de sites de jeux, de rencontres et de "sites pour adultes". Cette activité représente 60 % de son chiffre d'affaires, estimé à 56
millions d'euros en 2008. "
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en cliquant ici
Aurore P.